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    La Mère des douleurs

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    DomineDeusRex

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    La Mère des douleurs

    Message par DomineDeusRex le Ven 30 Mar - 20:17

    Deux jours de l'année liturgique sont spécialement consacrés aux douleurs de Marie: le vendredi de la Passion et le 15 septembre, jour qui suit la fête de l'Exaltation de la sainte croix. L’Église ne veut pas séparer les douleurs de la mère de celles de son fils. Mère et enfant ne sont-ils pas inséparablement unis ? Si l'enfant souffre, la mère souffre également. C'est pourquoi à côté de « l'Homme de douleurs » Is. 53, 3 se trouve « la Mère des douleurs ». Stabat

    Le vieillard Siméon l'avait prédit lorsque, sous le souffle du Saint-Esprit, il s'écria: « Vois ! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l'âme ! » Lc 2, 34-35 Quel soutien pour nous, dans nos peines, de pouvoir trouver un refuge auprès d'une mère qui connaît la souffrance !

    Lorsque l'Ange annonce à Marie sa merveilleuse et sublime élection à la dignité de mère de Dieu, la Vierge se présente comme « servante du Seigneur ». Lc 1, 38 Cela signifie qu'elle se voue totalement à Dieu, qu'elle vivra pour lui seul dans un service plein d'amour. « Celle qui avait trouvé grâce devant Dieu, voici que la puissance du Très-Haut la prend sous son ombre ». Lc 1, 30 et 35 Le Père lui confie son Fils. Devenue mère de Dieu, elle doit guider l'Enfant divin conformément à sa mission rédemptrice. Elle devient « la Mère des douleurs » près de Jésus, « l'Homme de douleurs ».

    Autrefois, l'héroïque Judith s'était exposée au danger pour sauver son peuple. De même, Marie, la femme forte, suit son Fils dans la souffrance. Elle reste debout au pied de la croix, elle s'unit à son supplice, devenant ainsi corédemptrice du genre humain­. L’Église applique à la Vierge les paroles par lesquelles les Israélites félicitèrent Judith:
    « Le Seigneur t'a bénie. Il t'a donné sa force, pour réduire à néant nos ennemis. Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très-haut, entre toutes les femmes de la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du ciel et de la terre. Il a donné en ce jour tant de gloire à ton nom, que la bouche des hommes ne cessera de chanter ta louange. Ils se souviendront éternellement de la puissance du Seigneur. Devant les souffrances et la détresse de ton peuple, tu n'as pas craint d'exposer ta vie, mais tu nous as sauvés de la ruine en la présence de notre Dieu ». Jud. 13, 22-25 Épître

    Tout au long de sa vie, de sa naissance à sa mort, la Vierge souffre à cause de son enfant et avec lui. Elle souffre à l'heure de la prédiction de Siméon, au temps de la fuite en Égypte, lors de la perte de Jésus à Jérusalem, à l'instant où elle le rencontre sur le chemin du calvaire, à sa mort sur la croix, quand le coup de lance lui perce le côté, au moment de la mise au tombeau. Depuis la prédiction de Siméon, Marie vit un long martyre. Spectatrice des tourments de son Fils, impuissante à le soulager, elle souffre surtout près de la croix de son enfant où elle mérite la palme du martyre sans subir elle-même la mort. Elle entend les railleries des ennemis: elle se tait. Elle voit Jésus dont les mains et les pieds sont cloués à la croix, dont le corps n'est qu'une plaie, tout couvert de sang et de crachats, privé de tout secours.

    Marie ne souffre pas seulement pour Jésus, elle souffre avec lui pour le salut de l'humanité. Le Christ connaît l'immense compassion de sa mère à l'égard de l'homme déchu, son intense désir d'expier, elle aussi, pour sa rédemption. Pour répondre à ce désir, il lui réserve une part dans son œuvre de rachat, donc dans sa Passion.
    La Vierge ne reste pas uniquement passive sous la croix. Comme Abraham elle offre son Fils unique pour sauver tous les hommes. Ne peut-on lui appliquer la parole de l'évangile de saint Jean:

    « Dieu a tant aimé le monde
    qu'il a donné son Fils unique,
    pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas
    mais ait la vie éternelle ». Jean 3, 16
    Avec le Père, elle « donne son Fils unique ». Toujours, mère et fils ne firent qu'un: un sous la croix, un d'âme et de cœur par l'union constante de leur esprit.

    La mort du Christ sur la croix fut aussi la mort de Marie sur la croix. Jésus vivait en elle par l'amour. Et si Jésus vivait ainsi en elle, pouvait-il souffrir sans qu'elle souffrît avec lui ? Les souffrances de son corps, elle les endurait dans son cœur. Toutes les plaies du Crucifié meurtrissaient son âme. Son cœur fut transpercé sous la croix, elle fut clouée à cette croix, couronnée d'épines, raillée et accablée d'injures et de sarcasmes, elle fut abreuvée de vinaigre et de fiel. La sainte Église le chante:
    «Debout près de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, sainte Marie, reine du ciel et souveraine du monde, était dans la douleur. Vous tous qui passez par le chemin, regarder et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur ». Lam. 1, 12 - Trait

    Mère de miséricorde, trésorière des grâces de Dieu, corédemptrice du genre humain, nous vous remercions, nous vous honorons, nous nous confions en votre puissance et en votre bonté. Donnez-nous part aux fruits de vos souffrances. Obtenez-nous de votre divin Fils un grand amour de la croix.
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