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    LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA : La purification et résurrection de l'Église indivise

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    Date d'inscription : 19/11/2011

    LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA : La purification et résurrection de l'Église indivise

    Message par Admin le Mar 18 Sep - 6:52

    Excellente analyse de la troisième partie du secret de Fatima.

    Voici la traduction de la troisième partie du Secret de Fatima, d'après le manuscrit de sœur Lucie, daté du 3 janvier 1944, dont le fac-similé fut publié à Rome par la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 26 juin 2000.

    “ J. M. J. “ La troisième partie du secret révélé le 13 juillet 1917 à la Cova da Iria à Fatima.

    “ J'écris par obéissance à Vous, mon Dieu, qui me l'ordonnez par l'intermédiaire de son Excellence Révérendissime Monseigneur l'Évêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne.

    “ Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous vîmes à gauche de Notre-Dame, un peu plus haut, un Ange avec une épée de feu à la main gauche ; elle scintillait, émettait des flammes qui paraissaient devoir incendier le monde ; mais elles s'éteignaient au contact de l'éclat que, de sa main droite, Notre-Dame faisait jaillir vers lui : l'Ange, désignant la terre de sa main droite, dit d'une voix forte :

    “ Pénitence, Pénitence, Pénitence ! ”

    “ Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : “ quelque chose de semblable à l'image que renvoie un miroir quand une personne passe devant ” : un Évêque vêtu de Blanc.

    “ Nous eûmes le pressentiment que c'était le Saint-Père. ”

    “ Plusieurs autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses gravissaient une montagne escarpée, au sommet de laquelle était une grande Croix de troncs bruts comme si elle était en chêne-liège avec l'écorce ; le Saint-Père, avant d'y arriver, traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de douleur et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches, et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, Prêtres, religieux et religieuses, et divers laïcs, des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes.

    “ Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs, et avec lequel ils arrosaient les âmes qui s'approchaient de Dieu.

    “ Tuy 3-1-1944. ”


    Pour comprendre le Secret, il faut utiliser la clef d'interprétation donnée par sœur Lucie dans sa lettre du 12 mai 1982 au pape Jean-Paul II :

    « La troisième partie du Secret, que vous êtes inquiet de comprendre, est une révélation symbolique, qui se réfère à cette partie du Message, conditionnée par notre réponse ou notre non réponse à ce que le Message lui-même nous demande : “ Si on écoute mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, etc. ” Étant donné que nous n'avons pas tenu compte de cet appel du Message, nous constatons qu'il s'est réalisé, la Russie a inondé le monde de ses erreurs. Et si nous ne voyons pas encore, comme un fait accompli, la fin de cette prophétie, nous voyons que nous y allons à grands pas. »

    Ainsi les visions du troisième Secret sont-elles en relation avec les paroles de la Vierge qui les précèdent : elles décrivent, sous une forme allégorique, les promesses divines, et surtout les châtiments liés aux refus des hautes autorités de l'Église de satisfaire aux demandes du Ciel.

    Grâce aux commentaires exégétiques et théologiques, publiés par l'abbé de Nantes et par son disciple, frère Bruno de Jésus, nous découvrirons que ces visions appliquent la symbolique biblique aux événements de notre actualité, depuis 1917 jusqu'à nos jours, et à ceux de notre avenir, prédits par la très Sainte Vierge.

    LE TROISIÈME SECRET, SALUT DU MONDE

    « J. M. J. »

    Jésus ! Marie ! Joseph ! Lucie les a contemplés dans le ciel de Fatima, le 13 octobre 1917. L'ultime vision du grand Secret se présente sur ce fond de tableau animé par les signes de croix que saint Joseph et l'Enfant-Jésus traçaient de la main sur le monde.

    « J'écris par obéissance à Vous, mon Dieu, qui me l'ordonnez par l'intermédiaire de son Excellence Révérendissime Monseigneur l'Évêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne. »

    Cette simple déclaration liminaire anéantit les affirmations du père Dhanis, selon lesquelles sœur Lucie aurait peu à peu enjolivé les faits surnaturels initiaux, élaborant par pure imagination ou sous la pression des événements extérieurs un immense message. (...)

    « Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous vîmes à gauche de Notre-Dame,… »

    La Vierge Marie est toujours là, si humble, si effacée qu'on l'oublierait au moment où ses pensées les plus secrètes vont nous être révélées. Ne la quittons pas des yeux...

    « ... un peu plus haut un Ange avec une épée de feu à la main gauche ; elle scintillait, émettait des flammes qui paraissaient devoir incendier le monde ; »

    « Les flammes émises par l'épée de feu de l'Ange exterminateur ne sont-elles pas ces guerres qui, d'un pôle du monde à l'autre, se propagent en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, aux Balkans, en Palestine, menaçant d'embraser tout l'univers ? », écrivait l'abbé de Nantes en 2001. Nombre d'entre elles auraient pu dégénérer en conflits mondiaux, voire même déclencher une guerre atomique.

    « ... mais elles s'éteignaient au contact de l'éclat que, de sa main droite, Notre-Dame faisait jaillir vers lui. »

    C'est la révélation de la puissante intercession de la Vierge Marie, à qui Dieu a confié la paix du monde. Notre-Dame est là qui domine l'actualité mondiale depuis 1917, et faute de pouvoir donner au monde la paix durable, car on n'obéit pas à ses demandes, cette bonne Mère nous évite le pire.

    Ne citons pour exemple que ce qui se passa en Europe de 1981 à 1983. L'abbé de Nantes, se faisant l'écho angoissé des stratèges militaires occidentaux, prévoyait l'invasion soviétique de l'Europe pour 1983 [et nous savons aujourd'hui qu'elle était effectivement programmée par les Soviétiques]. Il organisa pendant trois années consécutives des prières publiques pour conjurer ce malheur. En 1983, l'invasion soviétique ne vint pas, ce qui lui fit dire : « L'échéance 83, pour moi, a été détournée par le chapelet de vos enfants ».

    Les esprits forts se moquèrent, mais le troisième Secret de Fatima nous révèle aujourd'hui que c'était vrai ! Notre-Dame n'avait qu'à bouger le petit doigt de sa main droite… Et Elle l'a fait ! (…) Parfaite illustration de la Médiation de l'Immaculée qui rayonne la grâce, la lumière et la force de Dieu.

    « ... l'Ange désignant la terre de sa main droite, dit d'une voix forte :

    “ PÉNITENCE, PÉNITENCE, PÉNITENCE ! ” »

    Nous ne devons pas nous contenter d'attendre la consécration de la Russie par le Saint-Père et tous les évêques du monde catholique : « Le Ciel demande notamment que soit pratiquée - dès avant qu'elle soit approuvée et recommandée par l'Église - la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois au Cœur Immaculé de Marie, par une vraie confession, la sainte communion, la récitation du chapelet et une méditation d'un quart d'heure des mystères du Rosaire en réparation des blessures faites par les pécheurs à ce Cœur douloureux et immaculé. » (…)

    LE SALUT DE L'ÉGLISE PAR LE MARTYRE DU SOUVERAIN PONTIFE

    « Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : »

    Jusque-là, les petits voyants se sont vus eux-mêmes dans cette lumière. (…) Cependant, voici que le miroir de la présence divine réfléchit l'image d'un autre saint :

    « “ Quelque chose de semblable à comment se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant : un évêque vêtu de Blanc. ” »

    Un évêque est ordinairement vêtu de violet, ou de pourpre s'il est cardinal. D'où “ l'énigme ”.

    Cet « Évêque "est sans nul doute le Christ Jésus lui-même, selon la Parole de saint Pierre dans sa première Épître : « Car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et à l'évêque (episkopos) de vos âmes. » (1 P 2,25)

    Il est « vêtu de Blanc » comme sur la montagne de la Transfiguration, où « son vêtement devint d'une blancheur éclatante » (Lc 9,29), « si blanc qu'aucun foulon sur la terre ne peut blanchir de la sorte » (Mc 9, 3), « blanc comme la lumière » (Mt 17, 2).

    « “ nous eûmes le pressentiment que c'était le Saint-Père ”. »

    Notre intuition ne nous a pas trompés et rejoint celle des pastoureaux : c'est bien le Christ, mais en la personne de son Vicaire, « notre doux Christ en terre », comme disait sainte Catherine de Sienne.

    Quand Lucie parle de « pressentiment », il s'agit d'un tressaillement du cœur qui bondit vers ce qui « passait devant » leurs yeux avant de disparaître, comme une vision de l'au-delà.

    « Plusieurs autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses gravissaient une montagne escarpée, au sommet de laquelle était une grande Croix de troncs bruts, comme si elle était en chêne-liège avec l'écorce ; »

    L'énumération respecte la hiérarchie de l'Église en même temps que la chronologie des événements qui conduisirent de proche en proche Évêques, prêtres, religieux et religieuses sur la montagne sainte qu'est le sanctuaire de Fatima. (...)

    Le chêne-liège est le symbole du Portugal, et les troncs bruts assemblés pour former une grande Croix figurent le “ dogme de la foi ” qui se conservera toujours au Portugal, sous la rude écorce que nous lui connaissons. Quand on l'en dépouillera, on découvrira des saints : les bienheureux François et Jacinthe, en attendant sœur Lucie.

    « le Saint-Père, avant d'y arriver, traversa une grande ville à moitié en ruine » ...

    QUI EST LE SAINT PÈRE DU 3e SECRET ?

    Pour l'identifier, ou du moins pour identifier son figuratif, afin de ne pas préjuger de l'avenir, il faut partir du fait suivant : il s'agit d'un saint qui est l'élu de l'Immaculée, et qui occupe ses pensées. Donc, cet « Évêque vêtu de Blanc » ne peut pas être un des Papes qui ont fait “ peu de cas ” du message de Fatima, comme Pie XI et Pie XII, ou même qui l'ont dédaigné et méprisé, tels Jean XIII, Paul VI et Jean-Paul II.

    Pour distinguer et reconnaître ce mystérieux Pontife, la Vierge Marie nous a donné plusieurs signes.

    « Dans le livre de l'Apocalypse, remarque frère Bruno, le vêtement “ blanc ” distingue les saints de l'une des sept Églises, à laquelle le Christ déclare : “ Je connais ta conduite ; tu passes pour vivante, mais tu es morte. ” (Ap 3, 1) Toute vie ne s'est cependant pas retirée : “ Quelques-uns des tiens n'ont pas souillé leurs vêtements ; ils m'accompagneront, en blanc, car ils en sont dignes. Ainsi, le vainqueur sera revêtu de blanc ; et son nom, je ne l'effacerai pas du livre de vie, mais j'en répondrai devant mon Père et devant ses Anges. ” (Ap 3, 4-5) Dès lors, “ un Évêque vêtu de Blanc ”, réfléchi aux yeux des voyants de Fatima “ dans une lumière immense qui est Dieu ”, désigne un saint, issu d'une Église défaillante.

    « Sœur Lucie a écrit Branco en portugais, avec un B majuscule, comme pour un nom propre ; en italien, le mot se traduit Bianco, ou bien... Albino. “ Dans une lumière ” : Luciani.

    « “ Nous eûmes le pressentiment que c'était le Saint-Père ”. Bien qu'il ne portât pas la tiare, note frère Bruno. En effet, depuis que Paul VI l'a déposée, le 13 novembre 1964, en signe de renonciation à la souveraineté du Pontife romain sur les princes et sur les rois, le Pape n'apparaît plus que comme “ un Évêque ”, mais “ vêtu de Blanc ”. Albino Luciani fut le premier Pape ainsi “ découronné ” le jour même de son sacre !

    « Nous eûmes le “ pressentiment ” que c'était un bon Pape : “ le Saint-Père ” ! L'expression est chargée de toute la fervente dévotion dont l'Église a enveloppé Jean-Paul Ier, le “ Pape du sourire ”, pendant les trente-trois jours de son pontificat. (...)

    « N'est-ce pas lui que les pastoureaux de Fatima ont vu dans cette “ lumière immense qui est Dieu : quelque chose de semblable à la façon dont les personnes se voient dans un miroir ” ? Les mots qui suivent : “ quand elles passent devant ”, expriment bien la brièveté d'un pontificat de trente-trois jours. Il n'a donc fait que “ passer ”... » Et la vision raconte sa “ Pâque ”.

    Ainsi, Jean-Paul Ier semble avoir été cet être d'élection, cher au Cœur Immaculé de Marie, dont la mort fut un sacrifice rédempteur, le sacrifice du bon Pasteur, s'offrant en victime pour le salut de ses brebis. (...)

    D'ailleurs tout nous porte à croire que sœur Lucie avait elle-même révélé au cardinal Luciani, lors d'un parloir de deux heures le 11 juillet 1977, le mystère de sa double et douloureuse élection, de souverain pontife et de martyre.

    Et la grande ville à moitié en ruine, est la Cité sainte, l'Église catholique, apostolique et romaine, en état d'autodémolition, en proie aux fumées de Satan, de l'aveu même de Paul VI (...).

    « et à moitié tremblant d'un pas vacillant, »

    Avouant ses luttes intimes, lors du Concile Vatican II, et la difficulté de se rallier aux thèses des novateurs, en particulier à leur théorie de la liberté religieuse, il a eu cette confidence : « La thèse qui me fut le plus difficile à accepter fut celle de la liberté religieuse. Pendant des années j'avais enseigné la thèse que j'avais apprise au cours de droit public donné par le cardinal Ottaviani, selon laquelle seule la Vérité avait des droits. J'ai étudié à fond le problème et, à la fin, je me suis convaincu que nous nous étions trompés. » Une autre version de la même confidence dit : « On m'a convaincu de mon erreur. » La phrase avoue un désarroi, figuré dans la vision par « un pas vacillant ».

    « affligé de douleur et de peine, »

    Au sortir de son entrevue avec sœur Lucie, le cardinal apparut très pâle, au point d'impressionner les personnes présentes. Au début de l'année 1978, avant son élévation au souverain pontificat, il prêcha le Carême dans son pays natal. Les photographies que l'on a prises de lui à cette occasion, le montrent avec une expression qui ne lui était pas habituelle, extrêmement sérieuse.

    « Durant ce séjour, son frère et sa belle-sœur, Edoardo et Antonietta Luciani, s'aperçurent que le cardinal était étrangement absorbé et pensif, fermé. Le cardinal leur répondit : “ J'étais en train de penser à ce que sœur Lucie m'a dit à Coïmbre. ” Puis il ajouta : “ Le Secret, c'est terrible ! ” »

    Élu le 26 août 1978, il vit dans cet événement l'accomplissement de ce que sœur Lucie lui avait dit. Il en fit la confidence à don Germano Pattaro :

    « C'est une chose qui m'a troublé durant toute l'année. J'en ai perdu la paix et la tranquillité spirituelles. Ce qu'elle m'a dit m'est devenu un poids sur le cœur. J'aurais voulu confier tout cela à une personne chère, à mon frère Edoardo, mais je n'y suis pas arrivé. Cette pensée était trop embarrassante, trop contraire à tout mon être. Ce n'était pas croyable, et pourtant la prévision de Sœur Lucie s'est vérifiée. Je suis ici. Je suis Pape. Si je vis, je retournerai à Fatima pour consacrer le monde et particulièrement les peuples de la Russie à la Sainte Vierge, selon les indications que Celle-ci a données à Sœur Lucie. »

    « il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ; »

    Une grande ville à moitié en ruine, jonchée de cadavres,est le tableau prophétique de l'Église laissée par le pape Paul VI après quinze années d'» autodémolition de Rome par Rome ». En le révélant quarante-cinq ans à l'avance, la Vierge Marie interpelle l'Église du concile Vatican Il comme saint Jean écrivant à « l'Ange de l'Église de Sardes » :

    « Ainsi parle celui qui possède les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles. Je connais ta conduite ; tu passes pour vivant, mais tu es mort. » (Ap 3, 1)

    Nous pouvons mettre des noms sur ces “ cadavres ”, morts spirituels marchant à l'enfer, pour lesquels le nouveau Pape ne pouvait que “ prier ”, n'ayant pas la faculté de leur rendre la vie en les obligeant à changer de conduite : les cardinaux Villot, secrétaire d'État, Casaroli, Baggio, Poletti ; et Cody, l'archevêque de Chicago, vomi de son clergé et de son peuple pour ses concussions et scandales étalés dans la presse de son archidiocèse. C'est surtout l'évêque Marcinkus, l'homme d'affaires de Paul VI, l'ami intime de Pasquale Macchi, secrétaire intime de Paul VI, « qu'il trouvait sur son chemin », lui barrant la route au moment où il décidait de remettre de l'ordre dans l'administration du Siège apostolique. (...)

    Au Vatican, Albino Luciani, blanche lumière que n'ont pas étouffée les ténèbres postconciliaires, est de ceux qui « n'ont pas souillé leurs vêtements ». Aussi est-il « revêtu de blanc » (Ap 3, 5). La preuve que Jean-Paul Ier correspond bien à cet être d'élection, cher au Cœur Immaculé de Marie, « priant pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin », nous la trouvons dans le thème de ses premières prédications. (...)

    MYSTÈRE DE RÉDEMPTION

    « parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups et des flèches, »

    La mort de l'Évêque vêtu de Blanc est un sacrifice rédempteur, le sacrifice du bon Pasteur donnant sa vie pour ses brebis, à la ressemblance de Jésus-Christ, Roi, Prêtre et Victime pour le salut du monde.


    La vision du Secret confirme ainsi l'interprétation de la mort du bien-aimé pape Jean-Paul Ier que l'abbé de Nantes avait proposée et développée dès l'automne 1978. Si l'abbé de Nantes ne savait pas alors les véritables raisons du meurtre de Jean-Paul Ier, ses intuitions se trouvèrent confirmés au cours des mois suivants, surtout par l'implacable démonstration que le journaliste anglais, David Yallop, publia en mai 1984 dans son livre Au nom de Dieu. Après trois ans d'enquête secrète, cet investigateur chevronné révéla comment l'argent noua le complot contre Jean-Paul Ier. (...)

    En juillet 1984 l'abbé de Nantes écrivait : « Il est fort à redouter que le complot du silence, un silence meurtrier, l'omertà sicilienne, ne fasse participer tout le monde, l'Église entière, les maîtres de l'opinion publique, la conscience mondiale, au crime de quelques-uns, le plus énorme qui se puisse commettre après celui du Vendredi saint, celui du vendredi 29 septembre 1978, le meurtre du PAPE DU SOURIRE, “ notre doux Christ en terre ”, Albino Luciani, blanche lumière,qui fut le “ candidat de Dieu ” au jour de son élection et le martyr de ses frères, au trente-troisième jour de son service pontifical. » (...)

    Aujourd'hui, la divulgation du Secret de Fatima crève le silence. Notre-Dame révèle qu'un Pape cher à son Cœur a véritablement été assassiné. Elle ne réclame pas justice, non. Simplement, Elle nous fait un portrait de ce saint, au « pas vacillant, accablé de souffrances et de peine, en prière », à nous arracher des larmes. Et tout bascule.


    Le pape Jean-Paul Ier
    et le cardinal Villot.
    Comment est mort Jean-Paul Ier ? Personne ne le sait. D'après nos propres renseignements, en date du 6 novembre 1978, c'est « dans son cabinet de toilette » que sœur Vincenza l'a trouvé « mort », selon ses paroles haletantes à un groupe de prêtres français. Mais le but de Notre-Dame n'est pas de satisfaire notre curiosité, ni de nous inciter à faire une nouvelle enquête judiciaire sur ce meurtre, maquillé par le cardinal Villot en accident cardiaque.

    En revanche, ce qu'il faut souligner, « afin que tous croient », c'est l'accomplissement littéral de la prophétie de Notre-Dame. Le 19 juin 2000, les chrétiens du village de Duma, aux Moluques, étaient massacrés par les musulmans à coups de « fusils artisanaux, d'arcs et de flèches » (...)

    « et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques, Prêtres, religieux et religieuses et divers laïcs, des messieurs et des dames de rangs et de conditions différentes »...

    Depuis soixante-dix ans, le Saint-Père ne « daigne pas faire, ni ordonner à tous les évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie » ; il ne daigne pas non plus approuver ni recommander la pratique de la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Alors, bien qu'il ne soit pas trop tard, il ne sera jamais trop tard ! l'épreuve continue : « les bons seront martyrisés ».

    Comment ne pas voir que c'est la réalité d'aujourd'hui ? L'élimination progressive de la présence chrétienne en Afrique, en Indonésie, en Chine, aux Indes etc... se poursuit, et souvent jusqu'à l'extermination.

    De ce paroxysme doit sortir le salut comme au jour du Vendredi saint, pour les âmes qui s'approchent de Dieu.

    C'est bien là le dernier mot du Message de Fatima, enfoui dans le Secret de Marie : l'« Évêque vêtu de Blanc », une fois assassiné, il n'est pas fait mention d'un successeur, comme si « Évêques, Prêtres, religieux et religieuses, divers laïcs » disparaissaient, n'étant pas renouvelés par celui-là seul qui en avait le pouvoir. Le dernier tableau du Secret nous laisse sur cette effrayante vision d'une consomption de l'Église hiérarchique. (...)

    Aujourd'hui, ce n'est plus un “ secret ” ni même une prophétie : c'est la constatation d'une situation évidente. Le clergé s'amenuise chaque jour. « On a longtemps prétendu gagner en qualité ce que l'on perdait en nombre. Puis on a dissimulé les pertes, les reculs, les abandons, par des organisations, rationalisations, restructurations et promotions du laïcat. Ces mensonges divertirent l'attention des princes de l'Église de l'implacable extension du désert et de la mort totale de régions naguère luxuriantes. Maintenant, l'impossible est là, inexorable. Les monastères ferment, les prêtres meurent, les paroisses se regroupent, le peuple est abandonné. Il y a pire : moins nourries, moins assistées, les âmes se vident de leur substance spirituelle. (...)

    Mais l'ultime tableau du Secret nous révèle aussi que le mystère de la circumincessante charité divine n'est pas interrompu pour autant, bien au contraire ! (...)

    Au lendemain de la mort de Jean-Paul Ier, l'abbé de Nantes écrivait : » Une époque est close, celle de l'imposture, et une autre est commencée dans le sacrifice de l'agneau innocent. (...)

    « sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu. »

    « Selon la vision du Secret, le sang des martyrs donne lieu à une aspersion des âmes qui s'approchent de Dieu, comme jadis celle des taureaux et des boucs répandue en sacrifice d'expiation pour le péché dans l'Ancien Testament, comme naguère le précieux Sang de Jésus dans le Nouveau, répandu sur la Croix et dans le calice du Saint-Sacrifice de la messe. Mais précisément, ce Saint-Sacrifice et sa divine Victime sont absents de la vision du 13 juillet 1917, comme si la messe avait été abolie du fait que moururent les uns après les autres tous les évêques et les prêtres, après la mort de l'Évêque vêtu de Blanc. Il n'y a plus de prêtres pour consacrer le pain et le vin, comment cela peut-il se faire ?

    « La Communion donnée aux enfants par l'Ange de l'Eucharistie, à l'automne 1916, laissait déjà présager cette disparition du ministère sacerdotal. Encore se trouva-t-il entre les mains de cet Ange un calice, une Hostie consacrée d'où découlait le précieux Sang dans le calice. Tandis que le troisième Secret annonce un temps mauvais où il n'y aura plus ni prêtre, ni Calice, ni Hostie consacrée, et donc plus de Saint-Sacrifice de la messe. C'est pourquoi la grande Croix plantée au sommet de la montagne est de troncs bruts, et nue. Point de Christ attaché à cette Croix, à la différence de celle que Lucie vit encore à Tuy le 13 juin 1929. Point de prêtre, mais deux Anges portant non pas un calice d'or, mais un vase de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des martyrs. » (...)

    Deux Anges portent « des arrosoirs » - j'aimerais bien traduire « des coupes ", à la manière de saint Jean dans l'Apocalypse - pour recueillir le sang des martyrs et le distribuer aux chrétiens afin qu'ils communient de cette manière nouvelle. Ces deux Anges sont « sous les deux bras de la Croix », ouverts pour embrasser tout l'univers : l'Orient et l'Occident ; l'Ange du Portugal pour l'Occident, l'Ange de la Russie pour l'Orient, puisent dans le sang des martyrs la divine grâce d'une « réunion » véritable de l'Église, respirant à nouveau avec ses deux « poumons » « irrigués »par ce sang frais, pour le salut du monde.

    RÉSURRECTION

    « À la parole de la Sainte Vierge, écrit l'abbé de Nantes, l'Église se tournera Jean-Paul Ier, avec un élan d'amour pour ce chéri de son Cœur Immaculé, et c'est par lui qu'elle renaîtra, lorsque les demandes de Notre-Dame seront enfin honorées comme les clauses d'une nouvelle alliance, riche de merveilleuses promesses. »


    Nul doute que ces demandes seront un jour écoutées et satisfaites. Sœur Lucie en a fermement témoigné. « En 1946, raconte Barthas, j'ignorais encore totalement la vision de juin 1929. Sœur Lucie me dit que la Russie se convertirait lorsque le Saint-Père, réuni avec les évêques du monde entier, aurait consacré ce pays au Cœur Immaculé. Je lui dis que cette réunion me paraissait bien irréalisable. Elle me répondit : “ Si, si ! Moi, je le vois. ” »

    En cette même année 1946, sœur Lucie déclarait à John Haffert : « Peut-être y aura-t-il encore beaucoup de souffrances, davantage de nations éprouvées, mais le triomphe du Cœur Immaculé de Marie arrivera lorsqu'un nombre suffisant de personnes aura accompli le message. »

    Telle est notre inconfusible espérance, comme une incomparable et unique étoile, dans la nuit qui s'épaissit. L'abbé de Nantes ne cesse de le prêcher : « Par la ferveur d'une minorité, le Cœur de Jésus, le Cœur Immaculé de Marie se laisseront toucher. » Ce sera « une décision de pure miséricorde ». Notre-Seigneur attend simplement « quelques actes de dévotion de ses enfants, la confession et la communion des premiers samedis du mois, avec quinze minutes de méditation sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation. Et, à ce prix dérisoire, le monde changera. Comme Naaman le Syrien devait être purifié de sa lèpre en se baignant tout simplement dans le Jourdain. Surpris d'une demande si ordinaire, il s'y plia cependant et fut guéri. »

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    N'en déplaise aux violents réducteurs de tête et coupeurs de langues y faisant actuellement autorité, l'Eglise est bel et bien à l'agonie. Mais comme le Christ, elle renaîtra plus belle, plus glorieuse que jamais, une église "toute surnaturelle" disait Marthe Robin.

    Que Dieu nous donne la force de "persévérer jusqu'à la fin" dans la prière et les sacrifices, sans jamais quitter le navire, pour la conversion des âmes des pauvres pécheurs +


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    "L'Église ne se défend pas, ni ne s'adapte, mais sanctifie" - St Pie X

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