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    Saint Joseph savait il ?

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    tournicoti-tournicoton

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    Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 26 Nov - 18:09

    Bonjour

    On peut penser que Saint Joseph connaissait l'origine divine de la maternité de Marie.

    Tenir que St Joseph soupçonnait Marie, qu'il ne savait expliquer sa grossesse sans pour autant la soupçonner, ou qu'il savait qu'elle était la mère du Messie sont des d'opinions théologiques : l'Eglise n'ayant pas tranchée, leur valeur dépend de la solidité des arguments.

    Le fait de penser que St Joseph connaissait l'origine divine de la maternité de Marie, est je trouve particulièrement logique, exactement compatible avec ce que les textes nous disent, ne contrarie aucun texte, et aussi donne une profondeur à ces personnages, une intériorité, que d'autres explications n'ont pas. Aussi elle présente les événements sous un angle réaliste.

    En voici l'exposé dans un article, je le commente dans les commentaires...
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    Extrait sur pourquoi Joseph est dit "juste" :


    Pourquoi Joseph a-t-il décidé d’abandonner Marie, la laissant seule aux pires heures de son existence ?
    Parce qu’il était « juste », dit Matthieu.


    Deux théories ont été élaborées pour expliquer cette « justice » de Joseph.

    Selon la première, Joseph pense que Marie est adultère.
    Or la loi de Moïse ordonne au mari de répudier l’épouse adultère (Dt 22,20-21). Joseph étant un « juste », c’est-à-dire un observant de la loi, il décide de la répudier.
    Cette hypothèse présente un inconvénient : la loi ordonne au mari de répudier la femme infidèle « publiquement » ; or Joseph décide de la renvoyer en secret ;
    il n’observe donc pas la loi ; alors, comment l’appeler juste ?



    Dans la deuxième théorie, Joseph croit que Marie est adultère et il sait que la loi exige qu’elle soit lapidée jusqu’à ce que mort s’ensuive.
    Comme il est « juste », c’est-à-dire bon, et qu’il ne veut pas que sa femme souffre, il la renvoie en secret pour lui sauver la vie.
    Cette solution présente aussi une difficulté : si Joseph pense renvoyer sa femme en secret par bonté, Matthieu devrait l’appeler bon plutôt que juste.



    Aucune de ces solutions n’étant satisfaisante, les biblistes en proposent actuellement une troisième, qui s’accorde mieux avec le contexte du récit et a le mérite de jeter une nouvelle lumière sur saint Joseph : Joseph partagerait le secret de Marie dès le début, à savoir que l’enfant qui était en elle venait du Saint-Esprit ; aussi n’aurait-il jamais pensé qu’elle l’avait trompé.

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    tournicoti-tournicoton

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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 26 Nov - 19:04

    Quelques remarques :

    Nous supposons que Joseph savait que Marie était enceinte par l'opération du St Esprit et voyons quels sont les arguments pour et contres, ce que cela suppose. Brièvement esquissé.

    Qu'est ce qui s'oppose à ce que St Joseph connaisse l'origine divine de la maternité de Marie :
    théologiquement rien, selon les textes rien, cette opinion viole t-elle des textes : non, elle les accorde et a le mérite de véhiculer une image plus conformes aux données de foi et de la nature.

    * Comment expliquer l'angoisse de St Joseph ?

    Le motif de la répudiation n'est pas l’humilité personnelle de st Joseph, mais sa Foi : rien dans la
    Révélation ne dit que le Messie ait un père. Tous deux Marie et Joseph sont pétris des écritures, ils le savent.
    Il n'y a rien sur le père du
    Messie et pire ce qu'on dit du Messie : naitra d'une
    vierge, qu'il est d'ascendance davidique, etc Marie y satisfait à tout cela. A elle seule.
    Si St Joseph accepte de passer pour père, ne va t il pas cacher que les prophéties sont réalisées, fausser les plans de Dieu ?
    C'est une angoisse extrême : que faire ?

    Répudier Marie mais elle est innocente. Ne pas la répudier : c'est violer la Loi et se faire passer pour le père alors qu'il ne l'est pas.
    Angoisse extrême. Celle d'Abraham sans nul doute : Dieu m'a promis une descendance, il me demande de sacrifier mon fils : comment les deux choses sont elles conciliables ?
    Dieu me tromperait, pourtant il m'a donné un fils c'est un miracle probant.
    Répudier Marie c'est la condamner à mort.
    La réponse à Jean VI, 27 :
    Mais Celui-ci, nous savons d'où Il est; or, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où Il est.
    est donnée au début du chapitre : Jean VII, 10
    Mais, lorsque Ses frères furent partis, Il monta, Lui aussi, à la fête, non pas publiquement, mais comme en secret.
    Le Christ monte à part des tribus et des familles. On ne sait pas d'où vient le Messie.
    Si St Joseph accepte de passer pour père : il répond à cette prophétie : nous savons de qui est Jesus, le fils de Joseph.


    * la solution : répudier en secret, répudier secrètement :
    ce qui vaut dire qu'aux yeux du monde elle ne sera pas répudiée. la répudiation sera gardée secrète.
    Concrètement est-ce envisageable : oui.
    cela signifie que Marie est juridiquement répudiée : son enfant ne sera pas inscrit dans les tables comme fils de Joseph, etc.
    - Comment vont ils vivre ? Ils ont tous deux fais vœux de chasteté, ils pourraient vivre comme des cousins, des saints l'ont fait. Ou ils vivront séparés, Marie restant dans la famille de Joseph, au courant ou pas qu'il ne reconnait pas la naissance.
    On ne dit pas que St Joseph la jette à la rue.
    St Joseph peut instituer des provisions :
    une garantie financière, l'envoyer chez des cousins éloignés, la cousine Elizabeth,
    etc. Ou lui même s'éloigner pour diverses raisons qui sont plausibles en
    ce temps.
    Un des mystères douloureux est le retour de St Joseph dans sa patrie : on l'oublie mais il a dû souffrir de rentrer après le séjour en Egypte : comme on sait y faire dans des milieux ruraux : pourquoi est il parti sinon qu'il n'était
    pas le père, "nous ne sommes pas les fils de la prostitué" dit on en saint Jean.
    Il est parti, et maintenant il doit recommencer de
    zéro, simple ouvrier, c'est le signe d'une réprobation divine : qui a péché, lui ou son père demandent les apôtres.
    Si St Joseph a eu le cran de tout quitter après la naissance, il aurait donc donc le faire avant la naissance et
    s'éloigner au risque de la pauvreté.

    Disparaitre puisque l'Ecriture le
    demandait en ne parlant pas du Père du Messie.


    * comment la décision est elle prise ?

    Nous ne disons
    pas qu'il n'en ait pas discuté avec Marie, on peut l'imaginer encore que
    ce soit ici une spéculation personnelle : étant mariés ils ont discutés
    de la question, ils étaient des époux parfaits, donc deux cœurs à l'unisson, partageant la même fin, parfaitement accordés. Ils devaient parler de la Révélation, de choses spirituelles, avec quelle profondeur.
    Marie enceinte, que faut il faire ? Comment Saint Joseph aurait il douté de Marie ? Ils ont regardé dans les écritures, rien. L'ange ne t'as rien dit sur moi ? rien non plus. il sera appelé Emmanuel, c'est impersonnel : on ne dit pas que c'est le père qui lui donnera ce nom, et de fait on lui donnera un autre nom.
    Comme père de famille il lui appartient de prendre la décision,
    et quand il se décide, prenant la mauvaise, l'ange lui apparait.

    * l'apparition de l'ange

    l'article expose le sens de l'apparition d’après le grec.
    L'ange ne vient donc pas révéler l'origine divine de la maternité de Marie mais son rôle de père.

    * comment aurait il eu connaissance de l'origine divine ?
    comme indiqué supra, il ne faut oublier qu'ils sont mariés, les deux plus grands saints. La sainteté de Marie devait transparaitre : on le dit de sainte Jeanne d'Arc par exemple, que les soudards étaient saisis de respect.
    Entre eux, il devait y avoir comme une transparence, une union, une compréhension, une délicatesse que l'on ne peut qu'imaginer et avec émotion.
    Tous deux ayant fait vœux de chasteté, ils ont nécessairement partagé dans les fiançailles aussi leur vie intérieure.
    Dans un tel contexte, dont la description respecte ce que l'on professe des personnes de Marie et Joseph il est dur d'imaginer que saint Joseph décide de son côté, de la répudier ; d'après des indices qu'il réunit, sans rien dire à sa fiancée, petit à petit, volonté unilatérale, froide, solitaire.
    Si Marie n'a pas couru crier l'annonce de l'incarnation à st Joseph, c'est difficile d'imaginer qu'il ait pu comme cela accumuler des remarques et ne rien lui dire, et elle se douter qu'il ne comprendrait pas et le laisser dans l'ignorance alors qu'une "simple" cousine sera informée.
    Ils l'ont partagé, avant d'aller voir Elisabeth, le texte ne dit pas qu'elle est partie hâtivement après l'annonciation, ce qui ne conviendrait pas au recueillement que l'on doit supposer de Marie, à son action de grâce, mais il dit qu'elle est partie en hâte c'est à dire qu'elle s'est déplacée avec hâte, rapidement. Elle a fait le voyage avec rapidité, sans trainer en chemin. Mais elle n'est pas partie tout de suite chez Elizabeth. Peut être l'a t elle dit à saint Joseph dans cet intervalle, au retour du séjour chez sa cousine. Certains auteurs spirituels disent que St Joseph accompagnait Marie et qu'il a entendu la salutation réciproque, le Benedictus et le Magnificat, et ainsi connu de l'incarnation. Ces auteurs l'affirment simplement par soucis de respecter l'ordre des choses : que si une simple cousine était au courant, combien plus Saint Joseph devrait l'être. Sans considérer cette réalité du mariage et l'union des âmes qu'il réalise.
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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 26 Nov - 19:06

    Deutéronome XXII
    Dt 22,20. Mais si ce qu'il objecte est véritable, et s'il se trouve que la jeune femme, quand il l'épousa, n'était pas vierge,

    Dt 22,21. on la chassera hors de la porte de la maison
    de son père, et les habitants de cette ville la lapideront, et elle
    mourra, parce qu'elle a commis un crime détestable dans Israël, étant
    tombée en fornication dans la maison de son père; vous ôterez ainsi le
    mal du milieu de vous.

    Dt 22,22. Si un homme dort avec la femme d'un autre,
    ils mourront tous deux, l'homme adultère et la femme adultère; et vous
    ôterez le mal du milieu d'Israël.

    Dt 22,23. Si, après qu'une jeune fille vierge a été fiancée, quelqu'un la trouve dans la ville et la corrompt,

    Dt 22,24. vous les ferez sortir l'un et l'autre à la
    porte de la ville, et ils seront tous deux lapidés: la jeune fille,
    parce qu'étant dans la ville, elle n'a pas crié; et l'homme, parce qu'il
    a abusé de la femme de son prochain; et vous ôterez le mal du milieu de
    vous.

    Dt 22,25. Mais si un homme trouve dans un champ une
    jeune fille qui est fiancée, et que, lui faisant violence, il la
    déshonore, il sera seul puni de mort;

    Dt 22,26. la jeune fille ne souffrira rien, et elle
    n'est point digne de mort, parce que, de même qu'un voleur s'élevant
    tout à coup contre son frère lui ôte la vie, ainsi cette jeune fille a
    souffert une semblable violence.

    Dt 22,27. Elle était seule dans un champ, elle a crié, et personne n'est venu pour la délivrer.

    Dt 22,28. Si un homme trouve une jeune fille vierge
    qui n'a point été fiancée, et que, lui faisant violence, il la
    déshonore, les juges, après avoir pris connaissance de cette affaire,

    Dt 22,29. condamneront celui qui l'a déshonorée à
    donner au père de la jeune fille cinquante sicles d'argent, et il la
    prendra pour femme, parce qu'il a abusé d'elle, et jamais il ne pourra
    la répudier.
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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 26 Nov - 19:11

    Objection du Cardinal Lépicier.

    Le cardinal Lépicier dans son traité sur St Joseph, le meilleur, expose deux opinions théologiques erronées et en propose une troisième.

    La deuxième est la notre, pour autant pas exactement, car le Card. L. suppose que le motif de la dénégation de paternité chez St Joseph est une humilité personnelle. J'ai commencé le commentaire en déniant ce motif, expressément : il s'agit au contraire de la Foi. Le Messie n'a pas de père, ce qu'on dit de lui est satisfait par Marie. St Joseph ne sait donc pas quel rôle Dieu lui veut faire jouer.
    De là tout suit, et la critique du Card. L. tombe à faux.

    Voici quand même son texte, aussi pour inciter à lire son ouvrage.

    Angoisse de saint Joseph


    Nous arrivons à un événement de la vie du glorieux Patriarche
    que l'on peut considérer comme le moment le plus critique et le plus
    douloureux de son union matrimoniale avec la Vierge toute sainte. Voici
    comment l'Ecrivain sacré raconte le fait [160] :
    « Marie, mère (de Jésus), étant mariée à Joseph, il se trouva qu'elle
    avait conçu de l'Esprit Saint, avant qu'ils eussent été ensemble. Mais
    Joseph, son Epoux, étant un homme juste, et ne voulant pas la
    déshonorer, résolut de la renvoyer secrètement. Or, comme il roulait ces
    pensées dans son esprit, voici qu'un Ange du Seigneur lui apparut dans
    son sommeil et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de garder
    avec toi Marie comme ton épouse ! Car ce qui est né en elle procède du
    Saint-Esprit... Joseph, réveillé de son sommeil, fit ce que l'Ange du
    Seigneur lui avait ordonné et continua de vivre avec son épouse. »
    Ces paroles, aussi sobres qu'éloquentes, nous révèlent
    discrètement combien grande dut être l'angoisse du saint Patriarche.
    D'une part, il connaissait par expérience l'incomparable sainteté de son
    Epouse ; de l'autre, il ne pouvait s'expliquer l'état de grossesse dans
    lequel il la voyait.
    Que fit alors cet homme juste par excellence ? il fit ce que doit
    faire toute personne prudente se trouvant en présence d'un événement
    dont elle ne connaît ni la cause proportionnée, ni l'entière
    signification. Il suspendit son jugement, se laissant toutefois incliner
    vers l'alternative la plus favorable à la très sainte Vierge. Car, tant
    que nous n'avons pas de preuves certaines de la malice de certaines
    actions de notre prochain, la prudence et la charité veulent que nous
    interprétions ces actions dans un bon sens, aimant plutôt nous tromper
    en gardant une bonne opinion de quelque homme mauvais, qu'en nourrissant
    dans notre esprit une mauvaise opinion d'un homme vertueux.
    Saint Joseph, donc, tout en ignorant la vérité objective du
    mystère qui nous occupe, ne perdit aucunement l'estime qu'il avait pour
    Marie ; nous allons plus loin, il ne soupçonna, chez elle, rien qui
    impliquât une justice diminuée ou un fléchissement de sainteté.
    Selon l'enseignement du Docteur angélique, il y a, dans tout
    soupçon, quelque chose de vicieux, venant de ce fait, que nous
    entretenons, au sujet d'une personne, une opinion mauvaise appuyée sur
    de faibles indices. Or ceci peut arriver de trois manières : d'abord, de
    ce fait, qu'une personne étant mauvaise en elle-même, elle croit
    facilement que les autres lui ressemblent ; secondement, parce qu'on
    n'aime pas une personne ou qu'on lui porte envie, ou encore qu'on pense
    d'elle les mauvaises qualités qu'on lui souhaite ; troisièmement, parce
    qu'on a souvent éprouvé le mal, et ainsi les vieillards, instruits par
    une longue et pénible expérience, deviennent facilement soupçonneux. Il
    est donc évident que tout soupçon, entendu dans le sens que nous venons
    de dire, entraîne avec soi une certaine tache de péché : de péché
    véniel, si l'on se maintient dans le cercle d'un simple doute positif
    non fondé ; de péché mortel, si l'on incline, sans motif suffisant, vers
    une culpabilité réelle, de la part de notre prochain, dans une matière
    qui soit grave en elles même.
    Ces considérations nous amènent à conclure combien saint Joseph,
    lui, si juste et si saint, et si désireux du bien de sa chaste épouse,
    eut à cœur d'écarter de son esprit toute idée de soupçon sur la conduite
    de Marie. Bien sérieux, il est vrai, était le motif qui aurait pu,
    absolument parlant, l'incliner à conclure à un acte d'adultère de la
    part de son Epouse ; mais les circonstances si bien con­nues de la
    sainteté de Marie ne laissèrent, dans l'âme du saint Patriarche, aucun
    accès au soupçon ; aussi, malgré son angoisse, n'estima-t-il pas moins
    son Epouse bien-aimée. Mais, en réalité, quelle peine pour son coeur si
    délicat et si aimant !






    Opinions entièrement erronées


    Non seulement nous ne pouvons admettre que saint Joseph
    soupçonnât la vertu de Marie, mais nous devons également rejeter
    l'opinion de quelques auteurs, parmi lesquels toutefois nous rencontrons
    de grands noms, tels que Calmet et Corneille de la Pierre, qui ont cru
    pouvoir retracer l'origine de l'angoisse du saint Patriarche dans ce
    fait que ses soupçons tombèrent, non pas sur Marie, mais sur quelque
    individu, qui aurait pu commettre sur elle des actes de violence.
    Eloignons de notre esprit une supposition si grossière, si contraire au
    soin jaloux de la Providence envers Marie, si indigne du gardien fidèle
    que Dieu lui avait donné.
    Nous rejetterons non moins catégoriquement, une opinion que nous lisons passim dans les écrits de saint Bernard[161], dans ceux du pieux Gerson[162] et dans les révélations de sainte Brigitte[163],
    selon laquelle le saint Patriarche, sachant que Marie avait conçu par
    l'opération du Saint-Esprit, conçu, dis-je, le Verbe de Dieu, aurait été
    poussé, par un sentiment de profonde humilité, à se juger indigne de
    jouir de la compagnie de la Mère de Dieu, à cause de ses péchés. Si nous
    nous rappelons, d'un côté, que saint Joseph ne fut instruit que plus
    tard de la miraculeuse fécondité de Marie, et que, d'un autre, nulle
    tache ne vint jamais souiller sa vie irréprochable, nous verrons que
    cette opinion est encore moins soutenable que la précédente. D'ailleurs,
    si le saint Patriarche forma le dessein d'éloigner Marie de son toit,
    ce ne fut que pour se conformer aux prescriptions de la loi de Moïse,
    comme nous le disions tout à l'heure.






    Conduite de saint Joseph dans cette circonstance


    Nous aimons à nous arrêter ici, pour admirer la conduite de
    saint Joseph, dans cette circonstance qui, certainement, fut la plus
    douloureuse de toute sa vie. Or, cette conduite nous apparaît empreinte
    d'une prudence et d'une charité sans égales ; c'est pourquoi l'Esprit
    Saint lui décerne, précisément en cette occasion, le titre d'homme
    juste, titre qui, dans le langage de l'Écriture, désigne un homme orné
    de toutes les vertus.
    La loi de Moïse ne permettait pas à un homme de garder avec lui
    une femme adultère. La faute de cette malheureuse devait être portée
    devant les juges, auxquels il appartenait de se prononcer en faveur du
    divorce et de fixer la peine à infliger[164].
    Mais le saint Patriarche ne pouvait croire à la culpabilité de Marie ;
    il n'était donc pas strictement tenu de suivre ce procédé, qui aurait
    abouti au renvoi de son Epouse bien-aimée. Il crut donc suffisant, dans
    son exquise charité, de la renvoyer secrètement, contentant ainsi sa
    conscience et pourvoyant en même temps à l'honneur de Marie.
    Mais le Seigneur, qui se plaît à consoler les humbles[165],
    ne laissa pas longtemps le juste Joseph dans cette pénible situation.
    Il lui envoya un Ange pour le rassurer et le mettre au courant du
    mystère divin qui s'était opéré en Marie. Le messager céleste révéla
    donc au saint Patriarche la conception virginale de Jésus et sa mission
    rédemptrice ; de plus, il lui confia le mandat honorable d'imposer à
    l'enfant qui devait naîtra le nom ineffable de Jésus.
    La promptitude avec laquelle le secours divin fut accordé à saint
    Joseph en réponse à ses ferventes prières, est bien faite pour nous
    inspirer une grande confiance dans l'aide d'En-Haut au milieu des peines
    et des angoisses dont la vie présente est parsemée. D'ailleurs, la
    sainte Ecriture et l'histoire ecclésiastique sont pleines d'exemples
    d'un pareil secours, généreusement accordé à tous ceux qui recourent à
    Dieu avec une foi vive et une humble confiance
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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 25 Fév - 19:17

    Les Nouvelles de
    L’ASSOCIATION JEAN CARMIGNAC

    N°30 - mai 2006

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

    Une unique construction grecque ne pourrait-elle éclairer deux passages
    controversés de saint Matthieu et de saint Jean ?

    Voici les deux passages de l'Evangile évoqués dans son éditorial par le Professeur Luciani et

    dans lesquels il propose de reconnaître une même construction grecque qui résoudrait certaines
    difficultés des traductions habituellement proposées. Difficultés que nous avons encore pu
    constater lors de la récente fête pascale, avec les interprétations variées du "Noli me tangere"

    proposées dans diverses homélies.

    Les analyses d'Edouard Delebecque sont stimulantes : suivant son exemple j'ai tenté d'éclaircir
    un passage du Nouveau Testament diversement interprété : il m’a semblé qu’on pourrait trancher

    dans cette question controversée.

    Il s’agit du récit de la conception virginale, notamment celui de Saint Matthieu 1, 18-25, passage qui a eu des interprétations extrêmement diverses, même dans l’Eglise catholique, en gros, trois interprétations différentes qu’on trouve parmi les exégètes catholiques.

    Selon la première, Joseph a connu l’épreuve du doute : il a douté de la fidélité de Marie (cela aussi peut donner lieu à un certain nombre de développements théologiques et de sermons) ; il a douté de la fidélité de Marie, et l’Ange a dû le rassurer.
    Selon la deuxième, qui est celle de Saint Jérôme, Joseph a été pris dans un dilemme : il sait que Marie est innocente, et pourtant il constate son état ; ce mystère le dépasse, et il décide de renvoyer Marie en secret, pour qu’elle ne soit pas en butte à des jugements hostiles. Dans ce cas, comme dans le précédent, Joseph ignore la visitation angélique à Marie.

    Et une troisième interprétation a rallié un certain nombre d’exégètes, dont l’Abbé René Laurentin et le Père Paul de Sainte Magdeleine, ermite à Vauvenargues et savant théologien, que nous avons connu et qui fut d’ailleurs l’ami du Professeur Delebecque.
    Donc, selon cette troisième interprétation, Marie avait révélé à Joseph l’annonce faite par
    l’Ange, Joseph connaissait cette annonce faite par l’Ange.
    Et on devine alors l’état de tension où

    le plonge cette attente.
    C’est une chose incroyable, comment est-ce qu’il peut croire vraiment à
    cela ? Il est dans un état que nous n’avons pas de peine à imaginer, si toutefois nous avons le
    sens du sacré. Marie va donner le jour à un enfant, elle va enfanter un fils divin, mais quand ?

    Voilà ce qu’il ignore. Et puis brusquement, brusquement, voilà, ça se produit, cela arrive !
    Marie est reconnue enceinte ! Et non pas se trouva enceinte, le verbe c’est « heuréthê.», c’est à dire
    « elle fut reconnue ». Elle fut reconnue par qui ? Eh bien par Elisabeth et par Joseph lui-même.

    Là encore, il y a un contresens sur le verbe « heuréthê ». Si on dit « elle se trouva enceinte »,
    cela veut dire « par hasard, elle se trouva enceinte ». Mais en réalité le grec dit « elle fut
    reconnue enceinte », ce n’est pas du tout la même chose : quelque chose, qui était dans l’ombre,

    apparaît brusquement, voilà le sens de « heuréthê ». D’où la réaction de Joseph, qui sera celle
    de Pierre devant le miracle, le contact avec le sacré : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je ne
    suis qu’un pauvre pécheur ».
    La crainte de Joseph n’est pas de désobéir à la Loi ; c'est une tentative d'échapper à la volonté divine, sans nuire publiquement à Marie ; c’est une crainte révérencielle, qui naît au contact du sacré. On comprend alors les paroles de l’Ange : « Ne crains pas, Joseph, de prendre avec toi Marie, ta femme ». Car c’est bien vrai, ce qui a été conçu dans son sein est l’oeuvre du Saint Esprit, cela est vrai - et donc ta crainte est bien naturelle, on le comprend très bien -, mais il faut la prendre avec toi, parce que tu as une mission à accomplir : tu dois être le père légal de l’enfant, toi, fils de David, et lui donner le nom de Jésus.


    L’hésitation entre ces différentes interprétations se comprend, est permise. Mais n’y aurait-il
    pas une manière de trancher ? Quelque chose qui nous permettrait de donner le sens vrai, de
    choisir entre ces différentes explications, interprétations ?
    Reportons-nous au texte : « To gar en autèi ghennèthen ek pneumatos estin hagion ; texétai dé huion kai kaleseis to onoma autou Iesous ».

    Dans les deux premières traductions, le « gar » (« car »), explique pourquoi la crainte de Joseph n’est pas fondée, et le « dé » qui suit lui assigne le rôle qui sera le sien. Dans la troisième il faut comprendre la phrase comme une phrase – très grecque d’ailleurs – qui contient un balancement : le balancement « men… de… », « oui sans doute… mais... », « cela est vrai… mais... ». Cette tournure abonde dans toute la littérature grecque, c’est une caractéristique de la syntaxe grecque et l’Abbé Laurentin en trouve trois ou quatre exemples dans le Nouveau Testament ; mais ces exemples ne sont pas décisifs. Ils montrent seulement que, dans la phrase
    qui nous occupe, nous pouvons avoir un tel balancement ; mais non que nous l’avons à coup sûr.


    Nous chercherons donc dans le Nouveau Testament une phrase de structure identique à celle de
    Matthieu, exactement calquée sur celle de Matthieu, à savoir : une défense d’avoir à faire.- ou à
    continuer - une action, ensuite, une concession par laquelle cette action est pourtant déclarée

    naturelle, et enfin, une mission confiée au personnage à qui défense a été faite.

    Je pense l’avoir trouvée – mais ce n’est qu’une hypothèse -, dans Saint Jean 20, 17, dans le
    récit de la Résurrection. Jésus dit à Marie de Magdala : « Cesse de me toucher », suivie de la

    traduction courante « car je ne suis pas encore retourné vers mon père, mais va trouver mes
    frères et dis-leur... ». « Cesse de me toucher », « car je ne suis pas encore… ». C’est la même
    construction que tout à l’heure, avec le « gar », (« car ») : la personne explique pourquoi elle ne

    doit pas le toucher. Cette traduction paraît étrange, elle n’est pas satisfaisante. « Cesse de me
    toucher parce que je ne suis pas encore retourné vers mon père » : pris à la lettre, cela voudrait
    dire que s’il était déjà retourné vers son père, elle aurait pu le toucher, c’est absurde... Ou alors

    on peut comprendre : « Cesse de me toucher, car tu m’empêches d’accomplir ma mission, qui
    est de retourner vers mon Père ». Est-ce vraisemblable ? On dirait que le Christ est pressé… Or,
    il ne l’est pas, puisque, nous dit Saint Luc, pendant quarante jours il apparaît à ses disciples. Ce

    n’est pas très clair tout cela. Et le verbe grec ne signifie pas à proprement parler « retenir », il
    signifie simplement « toucher, palper ».
    Or, si nous adoptons l’hypothèse d’une construction
    « men… de… gar... », « oui… mais... car… », exactement comme précédemment, tout paraît

    s’éclairer. « Cesse de me toucher car, bien sûr, c’est vrai, je ne suis pas encore retourné chez
    mon père, autrement dit, je suis encore parmi vous, bien palpable, et je comprends ton attitude,
    que tu viennes me toucher, me palper, parce que tout cela te paraît incroyable ; mais il faut te

    détacher de moi, il faut cesser de me toucher pour aller dire à mes frères… etc. ».
    Si cette construction, et le sens qui en résulte, sont bons, alors il est raisonnable de penser que
    la même construction, dans Saint Matthieu, donne le sens vrai de la phrase, si diversement

    comprise, qui relate la conception virginale. Et nous pouvons trancher en faveur de l’explication
    donnée par le Père Paul de Sainte Magdeleine et par l’Abbé Laurentin.
    Ce n’est qu’une hypothèse, mais elle me paraît mériter quelque considération.


    Antoine Luciani
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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par Admin le Dim 3 Mar - 9:43

    Excellente publication cher ami ! merci saint Dimanche +


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    Penelope

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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par Penelope le Mer 13 Mar - 11:38

    Magnifique Tournicoti-Tournicoton ! Merci beaucoup pour toutes ces explications, de la belle théologie bravo!
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    Dixit

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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par Dixit le Mer 13 Mar - 20:51

    Certains dans les milieux protestants prétendent que Saint Joseph avait des enfants d'un mariage précédent, que dit l'église sur ce sujet ? Auriez vous des informations ?
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    tournicoti-tournicoton

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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Lun 18 Mar - 17:53

    bonjour et heureuse fête de saint Joseph
    pour continuer dans la même veine,

    1. un article de plus sur le sujet : numérisée sur scribd .

    2. le D.T.C. affirme :

    les versets suivants ne nous permettent pas de conclure que Joseph ait soupçonné Marie de faute. Sans doute Joseph n'est pas encore averti du mystére de l'incarnation, mais, connaissant la pureté de Marie, il soupçonne le surnaturel, etc.
    art. Joseph (saint).

    3. a contrario il est hallucinant de trouver sous la plume de Joseph Ratzinger
    Dans le récit de la naissance de Jésus qui suit, Matthieu nous dit que Joseph n'était pas le père de Jésus et que celui-ci entendait répudier Marie en secret à cause de l’adultère présumé.
    L'Enfance de Jésus, p.18. Ceci dit tout le livre donne l'impression d'avoir été composé en considération des seules conclusions des exégètes modernes-istes, à l'exception de quelques citations de Sts Bernard, Augustin, et autres. Je le trouve catastrophique.

    4. Une des références facilement accessible sur St Joseph est l'ouvrage du card. Lépicier, que l'on trouve en ligne, exemple ici :
    sur livres mystiques
    Il expose son intention :
    Auparavant, cependant, il est utile d'avertir le lecteur du
    devoir qui nous incombe
    de nous tenir à égale distance d'une exagération
    inconsidérée, et d'une sévérité outrée.
    Malheureusement, ces deux excès
    se rencontrent assez souvent quand il s'agit de disserter sur les
    privilèges de saint Joseph. Les uns, poussés par un zèle aveugle, ne se
    font aucun scrupule d'attribuer, à l'Epoux de Marie, tout ce qui leur
    vient à l'esprit, pourvu que cela serve à le glorifier. Cette méthode
    est facile, car elle se soucie très peu d'étudier la théologie ou
    d'interroger la tradition.
    Les autres ont peur de froisser les prudes
    oreilles de certains savants à l'esprit par trop sceptique, en
    proclamant tout haut les privilèges singuliers dont il a plu à Dieu
    d'enrichir, en vue de la haute mission qui lui était confiée, l'âme du
    glorieux Patriarche.
    Notre devoir sera, d'un côté, de ne rien avancer qui ne soit
    appuyé sur de solides bases d'autorité ou de raison; d'un autre, de ne
    rien soustraire à ce trésor de prérogatives
    , que la main du Très-Haut a
    versées avec tant d'abondance sur la personne si aimable et si attirante
    de celui qui fut en même temps le chaste Epoux de la Reine des vierges
    et le fidèle gardien de notre Sauveur.

    5. concernant le fait que St Joseph ait été marié précédemment, les protestants n'ont rien inventés et que l'on trouvera des affirmations similaires sous des plumes catholiques. Une recherche rapide dans l'ouvrage du Card. Lépicier n'a rien donné mais Wikipedia donne une liste d'auteurs qui soutinrent cette idée :
    Adoptèrent cette théorie : Évangile selon Pierre, Protévangile de Jacques, Clément d'Alexandrie, Origène, Eusèbe de Césarée, Hilaire de Poitiers, Ambrosiaster, Grégoire de Nysse, Épiphane, Ambroise de Milan, Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie.

    On peut la discuter rapidement :
    Il n'y a pas d'arguments externes à cette hypothèse : aucun autre arguments ne la fait envisager de son côté.
    S'il n'y a pas d'arguments contraires - i.e. elle est pas soutenable - son adoption ne défend qu'en apparence la virginité de Marie et joseph : elle est moins bonne.

    le seul argument externe serait que les frères de Jésus trouveraient ainsi une explication : désignant ses demi-frères... si l'expression frère faisait problème, mais ce n'est pas le cas.

    de façon interne, en affirmant que St Joseph est veuf, on n'apporte rien et on perd beaucoup.
    On pourrait apporter si l'on suppose qu'il est un veuf âgé, et qu'il n'a plus l'ardeur qui le pousserait à consommer son mariage. C'est alors le fait qu'il soit âgé qui est déterminant, pas le fait qu'il soit veuf. Il peut être âgé sans être veuf.
    La représentation picturale de St Joseph comme âgé n'entend pas décrire des réalités historiques mais théologiques : le fait qu'il ait la maitrise de ses sens, la sagesse, les vertus, égales à celles d'un ancien. la peinture sacrée représente le Saint, la sainteté, avant la cause de la sainteté : ce qu'a été la personne durant sa vie. Barbu, chauve, âgé : on exprime des réalités théologiques.

    Surtout cette hypothèse dévalue quelque peu la finalité : la virginité de Marie est Joseph ne peut être le fait d'un "défaut" chez St Joseph : l'absence de vigueur juvénile ou autre chose du genre.
    Il est bien plus convenable à la dignité des personnes et des événements de voir au contraire un choix, libre, fait en pleine connaissance et capacité. Marie comme Joseph se sont décidés à demeurer vierges pour des raisons de Foi et le sont restés du fait du Christ. Car la venue du Christ a constitué la finalité suprême qui a épuisé les autres possibilités de la vie humaine.
    C'est un peu la même raison explicative de la virginité perpétuelle de Marie : ayant donné naissance au Christ elle a épuisé la maternité et la finalité de la sexualité : elle a donné la vie dans sa source. Ajouter à une œuvre parfaite c'est retrancher. Pour St Joseph idem : destiné à être le père du Christ je ne vois pas de raison qu'il ait été père d'une façon inférieure, que ce soit postérieurement (s'il n'avait pas connu la mort avant Marie) ou antérieurement.
    mais est il destiné ? Garrigou-Lagrange explique qu'au sens strict seule Marie est pleinement prédestinée, c'est à dire créée en vue d'une "fonction", une "mission" définie qui est d'être la mère de Dieu. Il me semble qu'il affirme que St Joseph l'est d'une certaine manière en considération qu'il devait être le Père du Christ.

    logiquement s'il n'y a pas d'arguments contre, il n'y a pas d'arguments positifs à cette hypothèse ;
    philosophiquement c'est quand même bien plus beau de supposer que St Joseph a fait ou considérait de prendre vœu de chasteté avant son mariage, si de bonnes personnes peuvent l'envisager combien plus Marie et Joseph ;
    théologiquement la connaissance de St Joseph fait partie de cet exemple de "progression des dogmes" : et probablement les auteurs anciens cités en faveur de cette hypothèses, n'envisageaient-ils pas tant de traiter la question - de josephologie - que d'aborder un aspect secondaire à une question Christologique. Il faudrait vérifier.
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    Re: Saint Joseph savait il ?

    Message par tournicoti-tournicoton le Mer 10 Avr - 14:15

    évidemment il fallait s'attendre à ce que M Dumouch enseigne le pire :

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    Sujet: Re: Méditation dominicale : Joseph ou le silence Dim 23 Déc 2007, 18:51
    Quelle
    explication donner aux paroles de l'ange à Joseph : ne crains pas de
    prendre Marie pour épouse ? .. de quelle peur un homme tel que lui
    pouvait-il être la proie ? ... tout le monde aurait pensé que c'était
    son enfant ....

    Il pensait que Marie, sa jheune fiancée, avait commis l'adultère.
    Il craignait de prendre pour épouse une femme impure et cachant bien son jeu.
    Joseph vit de la loi de Moïse et cette Loi est centrée sur la pureté extérieure et sociale.

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    Re: Saint Joseph savait il ?

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