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    Belle exposition Catholique à Carnavalet (pour les parisiens jusqu'en février)

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    CatholiquedeFrance

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    Belle exposition Catholique à Carnavalet (pour les parisiens jusqu'en février)

    Message par CatholiquedeFrance le Lun 7 Jan - 19:01

    "LES COULEURS DU CIEL"


    "Dans l’hôtel Carnavalet, célèbre par l’hôte illustre qui l’habita seize années durant, de 1677 à 1696, – j’ai nommé la marquise de Sévigné ! – puis devenu musée consacré à l’histoire de Paris après son acquisition par l’État en 1866, se tient jusqu’au 24 février 2013, une exposition à laquelle frère François avait invité son petit monde de collégiens.

    Le programme en était alléchant : la réunion, pour la première fois depuis 1956, d’un riche ensemble de quatre-vingt-neuf peintures, évoquant l’extraordinaire décor peint des églises de Paris au dix-septième siècle, avec l’ambition « de remettre en valeur ce riche patrimoine dispersé depuis la Révolution et de dresser un bilan des recherches menées durant ces dernières décennies », ainsi que l’explique le dépliant.

    Programme alléchant certes ! mais, vu l’obligation d’en passer par un conférencier agréé, le frère pouvait légitimement craindre une conférence-visite qui ne nous épargnerait rien des courants esthétiques et considérations techniques, mais nous laisserait sur notre faim pour la seule question importante : la pensée voulue et exprimée par ces peintures, bref leur sens !

    Par une heureuse disposition de la Providence, notre guide nous passionna ! Homme de finesse artistique et de savoir solidement argumenté, aux convictions fortes, que nous devinâmes vite fort proches des nôtres ! il nous fit entrer, deux heures durant, dans le secret de la beauté de cet art, un art conçu pour charmer et instruire selon la grande devise classique, et ce, en nous plongeant dans l’histoire de la France et de l’Église.

    D’emblée nous fûmes conquis par cet homme passionné de son sujet, de grande culture, indigné lorsque deux visiteurs étrangers à notre visite manifestèrent leur fureur à l’annonce du chapelet que nous allions réciter : « Réciter le chapelet, dans ces murs, c’est un comble !

    Non, pas ici, rassurez-vous, Messieurs, rétorqua notre guide, mais à Saint-Paul, si vous voulez ! »

    Tant de sectarisme l’indignait ! Il nous souhaita « bon chapelet ! » et nous le remerciâmes vivement car, de fait, la vénérable institution républicaine avait entendu des propos “ politiquement incorrects ” souvent par le jeu de l’allusion... transparente ! ce dont s’amusait notre guide, doué d’un sens agréable de l’humour.

    UN PEU D’HISTOIRE DE FRANCE.


    Mais entrons dans notre sujet et déjà dans l’histoire de France : Pourquoi tous ces objets religieux dans un musée d’État ? C’est l’œuvre de la Révolution, comme le note Daniel Imbert, dans “ Dossiers de l’Art ” (no 149, p. 4) : « C’est le 2 novembre 1789, sur la proposition finale de Mirabeau et après des débats passionnés, que l’Assemblée Constituante décréta la mise à disposition de la Nation des biens du clergé. » Expropriations et spoliations en masse, puis ventes juteuses ou bradées s’ensuivirent, s’attaquant non seulement aux églises, mais aussi à tous les couvents.

    « De 1790 à l’arrêté de frimaire an II qui ordonna la désaffectation complète des lieux de culte, les églises parisiennes furent progressivement fermées. Des cinquante-deux paroisses que comptait la capitale en 1789, il n’en restait plus que trente-trois une fois achevée la révision des circonscriptions effectuée en janvier 1791 par Quatremère de Quincy. Certains quartiers, comme celui de la Cité, perdirent alors la quasi-totalité de leurs lieux de culte, parfois très anciens. Au mois d’avril suivant, l’entrée en vigueur de la Constitution civile du clergé eut pour effet un nouveau regroupement des paroisses, entraînant ainsi la fermeture de quatorze églises supplémentaires, dans la mesure où l’on ne disposait pas du nombre de curés assermentés nécessaire à leur fonctionnement (...). Puis fermèrent, tout à tour (...), près de cent cinquante églises ou chapelles de couvents (hommes et femmes), chapitres et collèges (...). »

    C’est alors qu’eurent lieu les premiers inventaires (déjà !) avec l’établissement de commissions d’artistes qui, nous assura notre guide, permirent de limiter les saccages en masse, en ce sens que des œuvres prestigieuses, arrachées à leurs lieux d’origine – religieux – furent sauvées au nom de l’art ! On évoqua, alors, l’intérêt supérieur de la Nation ! et celui des artistes qui, comme l’écrivait Doyen, « ne peuvent épurer leur goût que par l’étude des ouvrages des grands maîtres ».

    Aussi, à côté des ventes qui dispersèrent chez des particuliers et des musées de province un nombre considérable d’œuvres, naissait l’idée du musée, lieu ouvert au public pour le profit et l’instruction de tous. À partir de là, il est évident que le regard sur l’œuvre religieuse changeait complètement, non sans grincements de dents, comme le reconnaît Imbert :

    « Malgré la tentation qui saisit par à-coups la Révolution de rejeter, pour des raisons idéologiques, toute forme d’héritage venue de l’Ancien Régime, l’idée d’une responsabilité de l’État vis-à-vis du passé national et l’obligation de l’assumer s’est progressivement imposée. Elle a permis d’intégrer la peinture religieuse dans le patrimoine commun au prix d’une rupture, quasi symbolique, de l’œuvre avec son milieu d’origine. Le tableau d’église cesse d’être perçu comme le signe d’un préjugé désormais aboli, au profit d’une lecture révolutionnaire de l’œuvre assimilant le génie des arts au génie de la liberté (!). »

    Dans le nouveau Muséum ouvert en 1793, « aucune allusion n’est faite à la provenance des œuvres, dès lors intégrées dans le patrimoine national dont le musée promeut la reconnaissance, en s’affichant comme le lieu privilégié de la perte du souvenir pour mieux rejeter la mémoire d’un monde désormais aboli. »

    On ne peut mieux dire la rupture, laquelle permet à un Bernard Delanoë, en tant que maire de Paris, d’ouvrir le livre de l’exposition par une préface tout à fait élogieuse ! Elle explique aussi que, nous révèle notre guide, nous soyons le premier groupe constitué religieux à visiter l’exposition...

    « Au sortir de la Révolution, poursuit Imbert, sur la quarantaine d’églises devenues à Paris, la propriété de la Commune, et officiellement réaffectées au culte en l’an III, seule une petite moitié était utilisable. Elle se présentait, en outre, à peu près dépouillée de tout, les églises ayant perdu depuis 1789 la quasi-totalité de leur mobilier, tableaux et sculptures, ce qui rendait nécessaire un retour au moins partiel des objets déposés. »

    Ce fut très complexe, même avec la volonté de Napoléon, et indépendamment de la disparition de nombre d’œuvres, par l’hostilité de tous ceux, particuliers et administrations, qui avaient profité des spoliations. Et c’est l’objet également de cette exposition de suivre les traces du retour de ces œuvres – quelques-unes du moins – dans leur lieu d’origine : « une véritable enquête policière parfois », nous confiera notre guide !

    L’HISTOIRE DE L’ÉGLISE.


    Une telle plongée dans l’histoire, – même seulement esquissée – nous plut beaucoup ! Mais, deuxième question : Pourquoi le dix-septième siècle ?

    C’est là que notre guide nous expliqua les trois dates essentielles pour comprendre l’histoire de l’Église moderne : le concile de Trente, le concile Vatican I et le concile Vatican II. Nous nous sentons particulièrement concernés par cette dernière date ! que notre guide laisse à notre étude, nous dit-il ! Allusion à nos polémiques ? Allez savoir ! Il laisse de côté Vatican I qui n’a pas pu donner tous ses fruits, interrompu qu’il fut par la guerre de 1870. Reste le concile de Trente (1545-1563), réuni à la suite de la Réforme protestante, pour faire le point sur le dogme catholique et réfuter les erreurs du temps qui ont déchiré l’Église.

    Nous remontons dans le temps et nous arrêtons au règne de Henri IV, confronté à une tâche immense de restauration en tous genres, après les guerres de religion : un pays en ruines matérielles et spirituelles, un peuple au chômage. Le roi va le remettre au travail en lançant d’immenses chantiers de reconstruction, d’églises en particulier, et ce courant va connaître une amplification considérable avec Louis XIII, lorsque, après la paix d’Alès en 1629, le royaume, sorti des troubles de la Régence et religieusement apaisé, peut enfin être reconstruit.

    Or l’extraordinaire efflorescence des églises et des œuvres d’art qui les meublèrent durant tout ce siècle ne peut se comprendre sans l’œuvre de Contre-Réforme que met en place le concile de Trente :

    « L’un de ses traits, explique Christine Gouzi dans le Livre de l’exposition (p. 33), est la volonté de conversion par de grands débats théologiques entre réformés et catholiques dans les années 1620-1630, ou encore la tentative d’éradication de l’hérésie ”(les guillemets sont de la dame !), par des missions de réévangélisation des campagnes souvent menées par les lazaristes, prêtres de la congrégation fondée en 1625 par Vincent de Paul (sic). Mais c’est l’implantation de nouveaux ordres dans la société urbaine qui servira au mieux la rénovation catholique. »

    De quinze communautés d’importance à la fin de la Renaissance, on passe à cinquante-cinq fondations de 1600 à 1639, qui font montre d’une spiritualité profondément renouvelée, selon les préceptes du Concile dont les fruits sont très vite visibles ! sans attendre cinquante ans ! Les paroisses sont aussi renouvelées, réorganisées, reconstruites « pour densifier le territoire paroissial. »

    En effet, la population parisienne connaît une spectaculaire remontée dès les années 1600. L’auteur souligne que Paris fut la tête de pont du grand mouvement de rénovation catholique du dix-septième siècle. Mais le secret de cette splendeur artistique, qui nous enchanta, se trouve... à Rome ! Développons un peu ce que notre guide n’a pu que suggérer, en lisant Émile Mâle, la référence en la matière !

    Celui-ci le martèle dans son ouvrage L’Art religieux au dix-septième siècle : étudier les artistes de ce siècle, les Vouet, Poussin, Le Nain, La Hyre, Champaigne, Rubens, Varin, Le Sueur, etc., « comme des individus isolés, sans se demander ce qu’ils doivent à la pensée de l’Église, ce serait vouloir étudier les planètes sans savoir qu’elles tournent autour du soleil. » (p. 18) Or, la grande affaire de Rome, après la déchirure opérée par Luther et Calvin, fut la lutte contre l’hérésie, « sa pensée de tous les instants ».

    Dans le domaine de l’art, on ne signale jamais la vie religieuse des artistes ! Or, précise Émile Mâle, « ils étaient formés par l’enseignement de l’Église, par les sermons, les retraites, par les livres de piété ; ils étaient en parfaite harmonie avec la pensée religieuse de leur temps ; de sorte qu’ils devaient être, sans même avoir reçu de direction précise, les fidèles interprètes du catholicisme de la Contre-Réforme ».

    Cette pensée explique la transformation profonde de l’art au dix-septième siècle, et dont l’Église est l’artisan, ne craignons pas de le répéter. Émile Mâle, toujours lui, la décrit admirablement : « À l’âge d’or de la Renaissance, l’art chrétien était serein comme l’art antique, au dix-septième siècle, il lutte contre l’hérésie ; il exprimait le repos dans la foi, il traduit à présent, l’élan de tout l’être vers Dieu ; il fuyait l’expression de la douleur, le voici qui représente le martyre dans toute son horreur ; il voilait l’image de la mort, il ose désormais sculpter des squelettes sur les tombeaux (...). Cette Église de la Contre-Réforme, ardente et passionnée, qui connut l’angoisse, la lutte et le martyre, cette Église des grands saints extatiques, façonna l’art à son image. » (p. 35)

    Ainsi, notre visite à travers les merveilles choisies par notre guide, constitua-t-elle une leçon de catéchisme réfutant les erreurs du protestantisme : celui-ci a détruit les images, proscrit l’art religieux et ses temples sont nus ? L’Église de Contre-Réforme lui oppose la splendeur des couleurs, des marbres et des métaux précieux ! L’adoration des Mages de Vignon nous éblouit par la splendeur et le chatoiement des étoffes !

    Les protestants s’acharnent sur la Vierge, l’accusant d’avoir remplacé le Christ ? « L’Église ne se la laissa pas ravir et elle la défendit avec toute sa science et tout son amour. Tous les Ordres religieux en devinrent les champions et l’exaltèrent dans leurs chapelles, particulièrement les jésuites. » Elle est omniprésente ! depuis sa propre Nativité par les frères Le Nain, sa Présentation au Temple de Champaigne et tous ses mystères joyeux, douloureux et glorieux peints par Coypel, entre autres innombrables tableaux de maîtres. Émile Mâle rapporte que les franciscains de l’Ara Cæli, à Rome, l’ont peinte, préexistant à la création de l’homme, assistant à la lutte de saint Michel contre les mauvais anges !

    Elle est affirmée corédemptrice, au pied de la Croix par Georges Lallemant par exemple, médiatrice de toutes grâces, auprès du Christ, sous le pinceau d’Antoine Ricard ! Et par Champaigne, elle intercède auprès de Lui, en faveur des âmes du Purgatoire nié par les réformés.

    Elle est la reine du mois de mai. C’est ainsi que nous pûmes admirer – trop vite ! – quelques “mays ” de Notre-Dame : au quinzième siècle, la confrérie Sainte-Anne et Saint-Marcel des orfèvres institua l’usage d’offrir tous les ans au mois de mai (d’où l’appellation), un présent à la Vierge. Dès le début du dix-septième siècle, cette offrande prit la forme d’un tableau déposé à la cathédrale Notre-Dame. Ne sont exposés là, pour cause de dispersion, que des dessins préparatoires et des réductions peintes.

    Les peintres l’ont parée de toutes les subtilités et délicatesses de leur palette ! C’est la Toute-Sainte et la Toute-Belle, pour la venger des « outrages, sacrilèges et indifférences dont elle a été offensée ».

    « On l’entoure à nouveau, écrit Émile Mâle, de toute la poésie dont les protestants l’avaient dépouillée. »

    Contempler dans cet esprit-là les tableaux qui la représentent change tout !

    Elle soutient les saints, ignominieusement traités par les protestants, sous la main de Charles Errard, entourée de saint Benoît et sainte Scholastique, lesquels présentent Anne d’Autriche et ses enfants à la Trinité, sous le pinceau de Philippe de Champaigne : les rois très chrétiens sont bien investis de vertu surnaturelle, contre la pensée des protestants

    Les protestants refusent les indulgences ? Frère Luc, un franciscain, les défend dans Le Christ donne à saint François l’indulgence de la Portioncule ! Avec la Vierge Marie aux côtés de son Fils, qui sourit, charmante de tendresse, en acquiesçant à ce don !

    L’apothéose de Saint-Pierre de Jouvenet affirme la primauté de cet Apôtre. Et lorsque le peintre représente saint Pierre faisant des miracles par sa seule ombre, il donne deux leçons de Contre-Réforme : l’apôtre est investi de la puissance divine et, même si ses successeurs ne sont que son ombre, ils gardent leur vertu surnaturelle.

    Quentin Varin, en peignant Charles Borromée, l’apôtre infatigable du concile de Trente à Milan, exalte la Contre-Réforme mais, en le représentant en train de distribuer les aumônes aux pauvres gens, il rappelle que la « sola fide » des réformés est une hérésie : les œuvres de charité sont indispensables au salut. Cette leçon, c’est frère François qui se permit de la rappeler à notre guide, pour notre instruction à tous !

    Nous continuons notre visite avec Champaigne exaltant les saints dotés de la puissance du Christ dans la Scène de la vie de saint Benoît : l’enfant ressuscité ; avec Charles Le Brun peignant Le martyre de saint Jean l’Évangéliste, et notre guide, très bon pédagogue, sut se mettre à la portée du jeune auditoire pour lui faire dire que cet apôtre était mort... de vieillesse puis il nous fit admirer le dynamisme de la composition et la subtilité des couleurs venant du feu sous la marmite. Il faut se promener dans les salles et reconnaître tous nos saints de prédilection, honorés, vénérés par les donateurs qui souvent ont pris soin de se faire représenter sur le tableau, comme sur celui de Sainte Geneviève, peint par l’atelier de Georges Lallemant, que fréquenta Champaigne, peintre encore novice de la sainte.

    Des sacrements refusés par les protestants, cinq sur sept ! les artistes, toujours sous la mouvance de leur propre foi et des préceptes du Concile, prennent la défense : notre guide nous a choisi L’Extrême-Onction de Jouvenet, sacrement donné par le prêtre – cela a son importance de Contre-Réforme. La famille pleure, le moribond, décharné, reste dans l’ombre formée par un gros nuage bien gris sur lequel siègent la Vierge Marie et l’Enfant-Jésus, détournés d’agir tant que le sacrement n’aura pas été donné ! Puissance du Sacrement !

    L’Eucharistie est évidemment à l’honneur, donnée par le Christ à saint Denis, preuve de la Présence réelle, sous le pinceau de Claude Audran, mais aussi dans ses figuratifs peints par Champaigne dans le réfectoire – c’est de circonstance, nous faisait remarquer notre guide ! – du Val-de-Grâce en deux tableaux qui nous ravirent, tellement nous sommes « habitués » au style sévère, marqué par le jansénisme, de Philippe de Champaigne. Idée fausse ! Allez contempler La Manne (là, notre guide prit nos enfants en défaut : ils ne savaient pas, ou plus, l’origine du mot : Manou ? qu’est-ce que c’est ? se demandaient les Hébreux) et surtout Le Sommeil d’Élie reproduit sur le dépliant. Quelle grâce des formes ! quelle douceur des couleurs ! et quelle preuve que l’Église catholique connaît la Bible ! malgré les calomnies protestantes.

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    (Ph. de Champaigne, vers 1656, Le Val-de-Grâce). « Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi. » (1 R 19, 7).
    De nombreuses Madeleines pénitentes défendent ce sacrement. Celle de Charles Thorin dit adieu aux vanités de ce monde de façon presque théâtrale : les amis noceurs sont représentés au loin, les bijoux, les cartes à jeu, au symbolisme précis, sont à terre ; elle a choisi une nouvelle vie et l’expression gravée sur son visage est celle de la contrition parfaite, avant-coureur de la conversion et de la correction de ses mœurs, que la grâce du sacrement rend possible, n’en déplaise aux protestants.

    Tout autour des saints faisant leur salut sur terre avec l’aide de l’Église, gravitent des myriades d’anges, de Contre-Réforme eux aussi ! Notre guide nous les faisait admirer sur le retable de Louis Licherie, peignant Les neuf chœurs des esprits célestes : un mouvement ascendant emporte les anges en trois fois trois chœurs, séraphins, chérubins et anges en ordre hiérarchique, chacun doté de l’insigne de sa fonction, tous absorbés par la puissante lumière qui se dégage du tétragramme mystérieux et brûle de zèle les esprits divins. Après notre chapelet dans l’église Saint-Paul-Saint-Louis, église jésuite de Contre-Réforme, exaltant le Tabernacle, nous repartîmes plus instruits et fiers de notre Église catholique qui, au dix-septième siècle, sut se redresser et redresser la Chrétienté par un Concile. C’est ce que nous appelons de nos vœux pour les mêmes fruits par le concile Vatican III de notre Espérance !" article de Cécile Perrin (C.R.C. 12/2012).

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